N° PM01001991 - Tableau : La Mort de Desdémone

 
Edifice : mairie
Emplacement : salle du conseil municipal
Emplacement 5010244
  01130 Nantua
Image manquante

Informations :

Personne creatrice de l'objet : Ecole française
Références de publications : Angrand, P., Histoire des musées de province au XIXe s, t.5., Rhône-Alpes, Les Sables d'Olonne, 1988, p.94
Catégorie technique : peinture
Commune forme index : Nantua
Copyright : © Monuments historiques
Année de creation : 1837
Dénomination : tableau
Date du récolement : 2003
Lieu de déplacement : 1876
Description : Huile sur toile de lin fine et serrée de type 'armure toile' (rapport de tissage 1/1) sur châssis à clefs avec une croix centrale, cadre en bois doré ; couche picturale fine avec préparation claire.
Dimensions : h = 107 ; la = 125 ; pr = 12 ; dimensions hors tout ; dimensions toile : h = 79 ; la = 98
Date de la derniere mise a jour : 2024-06-25
Date de création de la notice : 2017-08-03
Domaine : Peinture
Date et typologie de la protection : 2000/05/30 : inscrit au titre objet
Etat : bon état
Cadre de l'étude : liste objets inscrits MH
References d'expositions : Trésors de l'Ain, Objets d'art du Moyen Âge au 20e siècle, catalogue d'exposition, Conseil général de l'Ain, 2011, p. 63 (notice Cécile Ouhlen)
Historique : Marie Méloé Marsaud, née Lafon exposa des portraits et des tableaux de genre au Salon de 1835 à 1841, sous son nom de jeune fille et sous son nom de dame. Le tableau a été déposé par le Musée du Louvre au château de Compiègne le 31 août 1841 (qui conserve une fiche de dépôt d'une 'Mort de Desdemone' au nom de Melle Lafon). Il en serait sorti le 21 juillet 1875 pour être intégré au 'Musée municipal' de Nantua alors en projet. 'Signé de l'artiste Marie-Méloé Lafon , et daté de 1837, ce petit tableau représentant la Mort de Desdémone figure d'abord dans les collections du Palais de Compiègne. Envoyé à Nantua en 1876, il fait partie des dépôts que le musée du Louvre concède à cette commune de l'Ain entre 1872 et 1900 pour un « musée municipal » alors en projet. La scène, issue d'Othello de Shakespeare, témoigne de divers aspects du goût romantique qui s'affirme dans les années 1830. Étudié et traduit par François Guizot, vénéré par Stendhal, William Shakespeare a été consacré comme « dieu du théâtre » par Victor Hugo dans la Préface de Cromwell (1827), et ses pièces constituent une source d'inspiration majeure pour les artistes romantiques. L'artiste représente le moment de forte tension dramatique précédent le dénouement : convaincu à tort par le félon Iago que sa femme Desdémone lui est infidèle, Othello se saisit de son arme et s'apprête à la tuer dans son sommeil, avant de se donner la mort lorsqu'il découvre l'imposture. Comme dans les versions d'Eugène Delacroix et d'Alexandre Colin sur le même sujet, la scène s'inscrit dans un espace délimité par de larges rideaux, dont la couleur rouge renvoie tant au théâtre qu'au funeste présage du sang versé. La composition basée sur la violence du contraste en accentue encore la théâtralité : la lumière lunaire, mêlée à la flamme que porte Othello, baigne la victime endormie d'un éclairage d'une intense blancheur, symbole d'innocence, créant une forte opposition avec l'autre moitié de la scène plongée dans l'ombre. Un soin particulier est apporté à la description de la parure d'Othello, le maure de Venise : le costume, le turban, le poignard à lame recourbée contribuent à dessiner la figure archétypale de l'oriental, telle qu'elle était diffusée à cette époque par les gravures et l'illustration de presse. Loin de la MacBeth tourmentée de Füssli, Marie Méloé Lafon conjugue ici les principales composantes du romantisme (inspiration littéraire, mise en scène dramatique, orientalisme), dans une œuvre destinée à emporter la faveur de ses contemporains en quête de rêve et d'ailleurs.' (Cécile Ouhlen).
Inscription : signature;date;numéro d'inventaire;étiquette;tampon
Lien vers la base Archiv MH : https://archives-map.culture.gouv.fr/archive/recherche/simple/n:19?RECH_S=PM01001991&RECH_DocumentsNumerises=0&Archives.RECH_Valid=&type=simple
Matériaux : toile (support) : peinture à l'huile;bois (cadre) : doré
Numéro d'inventaire : INV.5450 et autre numéro d'inventaire L.P3467
Nom du rédacteur : Prost Nelly;Neyret Eve
Lieu de provenance : Musée du Louvre
Précision sur_l'état : toile restaurée en 2003 par Pascale Deloddere : voir détails de la restauration sur la fiche 1TRMH154 ; cadre restauré en 2011 par Laurent Montcharmont
Précision sur l'inscription : - inscription : MELOE LAFON / 1837 (ou 1857 ?)- tampon rouge comportant un numéro d'inventaire (verso de la toile, encre rouge) : LP / 3467 - étiquette collée au verso du châssis : MAISON DE L'EMPEREUR / MUSEES IMPERIAUX / COMPIEGNE / N°176 * tampon (revers de la toile, encre noire) : [...] BELOT / RUE DE L'ARBRE SEC N°3
Précision_sur la representation : Othello vu de profil tourné vers la droite, tenant une lampe d'une main et de l'autre tirant son poignard, considère Desdémone endormie couchée sur un lit ; dans le fond 2 rideaux ouverts laissent voir le ciel éclairé par la lune.
Typologie de la protection : inscrit au titre objet
Siecle de création : 2e quart 19e siècle
Sources d'archives et bases de donnees de reference : Base de données CAOA 2016 ; 1OM1703 ; Deloddere, Pascale, Rapport de restauration, 2003
Statut juridique du propriétaire : propriété de l'Etat
Structure et typologie : rectangulaire horizontal
Titre iconographique : La Mort de Desdémone
Commune forme editoriale : Nantua
Typologie du dossier : dossier individuel