N° PM01001085 - Goûte-vin, dit taste-vin 1

 
Edifice : mairie
Emplacement 5010392
  01600 Trévoux
Image manquante

Informations :

Adresse forme index : Terrasse (place de la)
Auteur de l'oeuvre : Benoît Julien (orfèvre)
Références de publications : - Chalabi, Maryannick, Jazé-Charvolin Marie-Reine, L'orfèvrerie de Lyon et de Tévoux, Cahiers du Patrimoine, mai 2000 ; Trésors de l'Ain, Objets d'art du Moyen Âge au 20e siècle, catalogue d'exposition, Conseil général de l'Ain, 2011, p. 73
Catégorie technique : orfèvrerie
Commune forme index : Trévoux
Copyright : © Monuments historiques
Dénomination : goûte-vin
Date du récolement : 2010
Description : Argent repoussé et fondu, décor ciselé ; de forme circulaire, cuve à décor de godrons reposant sur une bâte en tore ; motif gravé sur le pourtour : coeur transpercé d'une flèche ; 2 inscriptions, anse latérale à corps de serpent enroulé. poinçons insculpés sous le fond.
Dimensions : h = 3 ; la = 10,5 ; d coupe = 8 ; pds = 96
Date de la derniere mise a jour : 2024-06-24
Date de création de la notice : 2016-11-10
Domaine : Orfèvrerie et autres objets en métal
Date et typologie de la protection : 2013/09/10 : inscrit au titre objet
Etat : bon état
Cadre de l'étude : liste objets inscrits MH
Lieu de création : lieu d'exécution : Rhône-Alpes ; Ain ; Trévoux
Historique : Cette pièce a été acquise par la mairie de Trévoux lors d'une vente aux enchères le 29 novembre 2006 pour la somme de 1800euros chez le marchand Georges Béhard. Utilisés pour goûter ou mirer le vin, ces objets étaient très utilisés au 18e siècle ; les débits de boisson étaient nombreux à Trévoux à cette époque. Julien Benoît : orfèvre en activité à Trévoux de 1757 à 1786 ; réalisation probable entre 1771 et 1786. L'orfèvrerie de Trévoux au 18e siècle (source Simone Hartmann-Nussbaum) : L'affinage des métaux précieux, une des principales activités de Trévoux depuis le 15e siècle, a fait la renommée de la ville et permis en partie le développement de l'orfèvrerie au cours des siècles et l'implantation de nombreux orfèvres. En complément, la création, en 1672, du poinçon de la marque qui autorise les fermiers généraux à prélever des droits de plus en plus élevés dans le royaume de France, excepté dans la principauté de Dombes, est probablement la seconde raison. Dès lors, les orfèvres trévoltiens pratiquent des prix de vente avantageux, ce qui attire une importante clientèle des régions voisines puisqu'ils ne subissent ni surveillance, ni visite de gardes et qu'ils ne payent pas de droit de poinçonnage. Cet usage se poursuit jusqu'à la suppression, en 1771, du Parlement de Dombes. Entre 1771 et 1786, sans poinçon de jurande et sans statuts, les orfèvres de Trévoux poinçonnent les objets qu'ils fabriquent en appliquant trois fois leur poinçon de maître. C'est à partir de 1786, lorsque le rattachement à la cour des Monnaies de Lyon devient effectif, qu'un poinçon de jurande leur est attribué. En raison de cette particularité historique, l'orfèvrerie de Trévoux ne porte que les poinçons de l'orfèvre, du prince et de la ville. Celui de l'orfèvre représente ses initiales et un symbole généralement surmontés d'une couronne ; celui du prince Louis-Auguste de Bourbon, duc du Maine (1693-1736), montre ses armoiries dans un ovale couronné : trois fleurs de lys d'or au bâton de gueule péri en barre posé en abîme ; celui de la ville reprend les armoiries de Trévoux : d'argent, à une tour donjonnée de gueules, ouverte, ajourée et maçonnée de sable, au chef d'azur chargé de trois fleurs de lys d'or, accompagnées chacune à senestre d'un bâton de gueules mis en bande qui est de Bourbon. De tels privilèges provoquent des plaintes régulières chez les orfèvres lyonnais et la supplique qu'ils adressent, en 1727, au contrôleur général des finances fait état d'une concurrence accrue « (...) de ce qu'à Trévoux, principauté de Dombes, à quatre lieux de Lyon, on fabrique des ouvrages d'orfèvrerie à un prix beaucoup plus bas qu'à Lyon et que cette proximité produit des occasions d'autant plus fréquentes à en tirer ces sortes de marchandises ». L'orfèvrerie de Trévoux, à son apogée au 18e siècle, compte vingt-six orfèvres recensés pour cette date, souvent réunis par des liens matrimoniaux. Parmi eux, six appartiennent à la famille Bouvier tandis que Benoît Julien est le beau-frère de Jean-Memmie Raussin ; ceci explique la similitude de certains symboles sur les poinçons d'orfèvres.
Inscription : poinçon;poinçon de maître;inscription
Lien vers la base Archiv MH : https://archives-map.culture.gouv.fr/archive/recherche/simple/n:19?RECH_S=PM01001085&RECH_DocumentsNumerises=0&Archives.RECH_Valid=&type=simple
Matériaux : argent
Numéro de differenciation : 1
Nom du rédacteur : Prost Nelly
Observations : Demande de classement favorable à la CDOM du 04/06/2013. Numéro d'inventaire Ville de Trévoux : 2009.0.151. Production de la ville de Trévoux.
Précision sur la dénomination : dit taste-vin
Précision sur l'inscription : Poinçon de maître (4 identiques) : oie surmontant 3 annelets / B I, orfèvre trévoltien Julien Benoît ; inscription JEAN DUMAS J. CHASINIOL suivie d'un cœur percé d'une flèche.
Typologie de la protection : inscrit au titre objet
Siecle de création : 2e moitié 18e siècle
Sources d'archives et bases de donnees de reference : Base de données CAOA 2016 : 1OM11484
Statut juridique du propriétaire : propriété de la commune
Adresse forme éditoriale : place de la Terrasse
Commune forme editoriale : Trévoux
Typologie du dossier : dossier individuel