| Adresse forme index : |
Marc Panissod (rue) 160
|
| Catégorie technique : |
menuiserie
|
| Commune forme index : |
Gex
|
| Copyright : |
© Monuments historiques
|
| Dénomination : |
armoire
|
| Date du récolement : |
2003.0
|
| Description : |
Armoire à 2 vantaux, en bois polychrome.
|
| Dimensions : |
h = 250 ; la = 130 ; pr = 60
|
| Date de la derniere mise a jour : |
2024-06-25
|
| Date de création de la notice : |
1993-11-25
|
| Domaine : |
Menuiserie / Ebénisterie
|
| Date et typologie de la protection : |
1925/06/13 : classé au titre objet
|
| Etat : |
bon état
|
| Cadre de l'étude : |
liste objets classés MH
|
| References d'expositions : |
Trésors de l'Ain, Objets d'art du Moyen Âge au 20e siècle, catalogue d'exposition, Conseil général de l'Ain, 2011, pp. 76-77
|
| Historique : |
Cette armoire peinte de belle facture est certes peu documentée, mais un faisceau d'hypothèses nous conduit à en éclairer la provenance et la facture. Comment ce meuble est-il parvenu à l'hospice de Tougin à Gex ? On peut légitimement supposer que cette armoire fait partie des biens que Marc Panissod, président du bureau des finances de Lyon et fondateur de l'hospice de Tougin en 1737, a légués par testament pour l'usage de l'hospice, tandis qu'une autre partie de son mobilier a été envoyée à l'Hôtel-Dieu de Lyon. Par son style et son iconographie, l'armoire se rattache bien à la première moitié du 18e siècle. L'armoire unifiée acquiert ses lettres de noblesse sous Louis XIV et son prestige se maintient pendant toute la première moitié du 18e siècle, pour le céder peu à peu à la vogue de la commode. Cette forme d'armoire à l 'entablement caractéristique suit un modèle développé par Boulle à la fin du 17e siècle, qui perdure au siècle suivant, dans le mobilier de style régence notamment. Le fond noir peut être interprété comme une imitation moins onéreuse de laque asiatique (qui commence à être plagié en France par la technique du vernis Martin dans les années 1730), ou d'un bois précieux comme l'ébène. Le décor peint fait l'intérêt historique et artistique de ce meuble, tout en confirmant et en précisant la datation proposée.
|
| Lien vers la base Archiv MH : |
https://archives-map.culture.gouv.fr/archive/recherche/simple/n:19?RECH_S=PM01000241&RECH_DocumentsNumerises=0&Archives.RECH_Valid=&type=simple
|
| Matériaux : |
bois : taillé, peint
|
| Numéro de differenciation : |
1
|
| Nom du rédacteur : |
Prost Nelly
|
| Observations : |
Propriété de l'hôpital de Tougin ; propriété des hospices civils de Lyon.
|
| Précision sur_l'état : |
Restauré en 2001 par l'atelier Lagron-Duvieuxbourg : voir détails de la restauration sur la fiche 1TRMH321.
|
| Précision_sur la representation : |
Vanaux avec peintures au vernis Martin : 8 scènes avec personnages, scènes frivoles avec enfants, jeux, charme. Les deux scènes principales, mises en exergue sous des dais à lambrequins surmontés de mascarons et de rinceaux végétaux, évoquent de manière évidente un mariage royal, dont il y a tout lieu de penser qu'il s'agit du mariage de Louis XV et de Marie Leszczynska. Sacré le 25 octobre 1722, Louis XV sera marié trois ans plus tard à la fille de Stanislas Leszczynski, roi déchu de Pologne. Ainsi, le 2 février 1725, le peintre Pierre Gobert est envoyé à Wissembourg pour y peindre le portrait de la future reine, et le présenter ensuite au jeune roi, scène traduite sur le premier vantail. Paré de l'hermine fleurdelysée et entouré de ses attributs royaux, le trône royal et la couronne, le roi debout sur un tapis de brocart contemple le portrait de sa promise qui lui est présenté par deux angelots au-dessus d'une nuée. Sur le second vantail, est présentée, en symétrie, l'union du couple royal, surmontée d'une allégorie portant un flambeau, en référence à l'hymen. Notons que les visages des souverains ont été griffés, sûrement à la Révolution. La structure du meuble est rehaussée d'un riche répertoire dans l'esprit décoratif de cette première moitié du 18e siècle : des motifs de treillages, guirlandes de fleurs, coquilles, faisceaux de licteurs, découpent et encadrent d'aimables scènes se déroulant sur fond de frondaisons bucoliques. Ce vocabulaire est directement puisé dans les recueils de gravures publiés en nombre à cette époque, qui à la suite de Bérain, diffusent les modèles de Claude III Audran, Gillot, Watteau... Par exemple, la scène située sous le mariage royal et figurant une jeune fille debout aux côtés de deux personnages assis, s'inspire clairement du tableau de Watteau, gravé par Charles-Nicolas Cochin avant 1729 et alors accompagné d'un quatrain dont les premiers vers ont donné le titre de l'estampe : « Iris, c'est de bonne heure avoir l'air à la danse ». Les saynètes offrent une vision complète des divertissements de l'époque, à la cour et ailleurs. Les jeux d'enfants ont été identifiés comme le jeu des quatre coins et le jeu de la main chaude. Le registre inférieur montre de galantes scènes de danse. Des personnages costumés évoquent le théâtre, d'autres jouent de la musique. Ce meuble de menuiserie pourrait présenter une filiation avec les armoires produites à Uzès au même moment, le plus souvent pour des mariages. Certainement de facture locale, on lit plus largement à travers son décor éloquent l'affirmation du style marquant le début du siècle de Louis XV, encore symétrique, mais où commencent à s'épanouir les galants plaisirs et la licence dans l'ornement. (source Cécile Oulhen)
|
| Typologie de la protection : |
classé au titre objet
|
| Indexation iconographique normalisée : |
Louis XVI;Marie Leszczynska;scènes frivoles
|
| Siecle de création : |
18e siècle
|
| Sources d'archives et bases de donnees de reference : |
Base de données CAOA 2016 ; 1OM1242 ; Atelier Lagron-Duvieuxbourg, Rapport de restauration, 2001
|
| Statut juridique du propriétaire : |
propriété d'un établissement public
|
| Adresse forme éditoriale : |
160, rue Marc Panissod
|
| Commune forme editoriale : |
Gex
|
| Typologie du dossier : |
dossier individuel
|