N° PM01000239 - Tableau : Messire Marc Panissod (?)

 
Edifice : Hôpital de Tougin
Emplacement : salle de réunion ; premier étage de l'hôpital neuf
Emplacement A010171
  01170 Gex
Image manquante

Informations :

Adresse forme index : Marc Panissod (rue) 160
Auteur de l'oeuvre : Tournières Robert (peintre)
Références de publications : Gérard Bruyère - Catalogue raisonné des peintures françaises du 15e au 18e - Musée des Beaux-Arts de Lyon, 2014, p.58-59
Catégorie technique : peinture
Commune forme index : Gex
Copyright : © Monuments historiques
Dénomination : tableau
Date du récolement : 2003.0
Description : Huile sur toile, cadre en bois doré sculpté.
Dimensions : h = 100 ; la = 85 ; pr = 9 ; dimensions toile ; dimensions hors tout : h = 115 ; la = 104
Date de la derniere mise a jour : 2024-06-25
Date de création de la notice : 1993-11-25
Domaine : Peinture
Date et typologie de la protection : 1925/06/13 : classé au titre objet
Etat : bon état
Cadre de l'étude : liste objets classés MH
References d'expositions : Trésors de l'Ain, Objets d'art du Moyen Âge au 20e siècle, catalogue d'exposition, Conseil général de l'Ain, 2011, p. 55
Historique : Tournières Robert : 1667-1752. Messire Panissod : président du bureau des Finances de la Généralité de Lyon, fondateur de l'hospice de Tougin. Il existait à Gex un hôpital fondé en 1660 par Louis XIV et tenu par des Filles de la Charité de Paris, qui sera réuni plus tard à l'hôpital de Tougin par une ordonnance royale du 1er octobre 1828. De son côté, messire Marc Panissod, chevalier, président du bureau des finances de la généralité de Lyon, lègue une importante somme de 30000 livres pour fonder un hôpital à Tougin en 1737, et fait don plus tard de son château. La fondation effective de l'établissement n'intervient qu'en 1741 « pour donner le bouillon à huit pauvres », ce qui tend à montrer qu'il s'agissait d'un hospice. Quatre sœurs placées sous l'autorité du recteur Joseph Roch, curé de Ferney, le dirigent. Marc Panissod meurt dans les années 1740, probablement à Lyon. Il y était domicilié place Louis le Grand (actuelle place Bellecour). Une étude historique permettrait certainement d'en savoir plus sur la vie et la carrière de cet éminent personnage. Dans son testament, il donne à l'Hôtel-Dieu de Lyon cinq grands tableaux, dont quatre en provenance de son petit cabinet lyonnais : un grand tableau de Louis XIV, deux tableaux représentant la sainte Vierge, deux tableaux à émail, l'un représentant la sainte Vierge avec Joseph, l'autre la charité romaine. Le legs à l'Hôtel-Dieu de Lyon n'a pas été immédiat, mais a été effectué par ses deux sœurs survivantes Marie et Philiberte Panissod. Il est indiqué dans le testament que devait être dressé un inventaire complet du mobilier de prestige légué par Marc Panissod ne pouvant pas servir à l'usage des pauvres et des sœurs. Cet inventaire à rechercher dans les minutaires serait d'une aide précieuse pour identifier plus précisément les biens cédés à Tougin. L'identité du personnage présenté ici n'est pas certaine, ce qui illustre les difficultés rencontrées dans le cadre des recherches d'histoire de l'art. Identifié comme étant Marc Panissod, il pourrait en fait s'agir du portrait d'un juriste, en référence au costume au plastron d'hermine qu'il porte ; on peut avancer le nom de Jean-François Rouph, juriste à Gex, exécuteur testamentaire de Marc Panissod. Marc Panissod (1667-1737) qui laissa tous ses biens à l'hôpital général de la Charité où il avait exercé les fonctions de recteur, possédait une collection non négligeable mais que nous ne connaissons qu'à travers son inventaire après décès . L'estimation des tableaux est faite par le peintre allemand Jean Bock, installé à Lyon depuis 1724. L'intérêt singulier de cet inventaire tient dans la vingtaine de tableaux de Robert Tournières (1667-1752), dont plusieurs copies d'après les grands maîtres de l'école italienne, ainsi qu'un Portrait de Louis XV, d'après Rigaud (1659-1743), estimé en raison de son format pour rien de moins que 600 livres. On sait que Panissod a vécu à Paris dans les années 1720 où il fit d'heureuses spéculations financières ; en revanche, la question de ses éventuels rapports avec Tournières demeure obscure. (source Gérard Bruyère - novembre 2014)
Identifiant Agregee : OWV9S3
Inscription : signature (au dos, sur la toile)
Lien vers la base Archiv MH : https://archives-map.culture.gouv.fr/archive/recherche/simple/n:19?RECH_S=PM01000239&RECH_DocumentsNumerises=0&Archives.RECH_Valid=&type=simple
Matériaux : toile (support) : peinture à l'huile;bois (cadre) : doré, sculpté
Nom du rédacteur : Prost Nelly
Précision sur_l'état : Restauré par Béatrice Duclos-Damour en 2000 : voir détails de la restauration sur la fiche 1TRMH324.
Précision sur l'inscription : Signature : F. PAR R. TOURNIER.
Précision_sur la representation : Cadre à tondo en bois doré sculpté, avec angles à volutes ajourées. Portrait d'un homme encore jeune drapé dans l'hermine d'un substitut du procureur, une des premières charges exercée par le modèle.
Typologie de la protection : classé au titre objet
Siecle de création : milieu 18e siècle
Sources d'archives et bases de donnees de reference : Base de données CAOA 2016 ; 1OM1240
Statut juridique du propriétaire : propriété d'un établissement public
Structure et typologie : rectangulaire vertical (cadre);tondo (toile)
Titre iconographique : Messire Marc Panissod (?)
Adresse forme éditoriale : 160, rue Marc Panissod
Commune forme editoriale : Gex
Typologie du dossier : dossier individuel